Pourquoi être catholique ?

Le jeune néophyte chrétien, Diogène Maillart

A cette question, plusieurs répondront : parce que ma famille est catholique, parce que mon pays est catholique depuis plusieurs siècles, c’est une tradition familiale et patriotique. D’autres répondront : parce que cette religion me plaît, je m’y retrouve bien, elle permet par exemple de célébrer les différents moments de la vie (naissance, adolescence, mariage, mort) et diffuse un message de paix et d’amour. Bien… mais vous rendez-vous bien compte de ce que vous êtes en train de dire ?

Vous êtes en train de dire que vous acceptez des dogmes (la Trinité, l’Incarnation de Dieu, la Rédemption par le sacrifice de l’Homme-Dieu sur la Croix), des grands principes sur l’origine du monde, son organisation, sa finalité, simplement parce que c’est une tradition ou parce que cela vous plaît ? Suivant ce raisonnement, ne peut-on pas rendre légitimes et acceptables toutes les idéologies et tous les dogmes du monde ? Tout le monde pourra dire en effet : cette idéologie ou cette religion, je l’ai reçu de ma famille et de mon pays, je l’ai apprise à l’école, et elle me plaît bien, je la garde.

… Et si votre famille, votre école ou votre pays se trompait ?
La tradition n’est pas en soi un critère de vérité, surtout quand il existe plusieurs traditions concurrentes et contradictoires.

Tout le monde ne peut pas avoir raison en même temps : les uns disent que le Messie est à attendre, les autres disent que le Messie est venu et a accompli sa mission il y a quelques 2000 ans. Les uns disent que Dieu est une seule personne, les autres disent qu’il y a trois Personnes dans l’unité de la nature divine. Les uns disent que l’Église est uniquement l’union spirituelle de tous les fidèles, les autres disent que l’Église est en plus de cela une société hiérarchique et même monarchique par constitution divine. Ces différentes idées, ces différentes doctrines, sont contradictoires : elles s’excluent mutuellement. Elles ne peuvent pas être vraies en même temps !

La plupart des hommes de notre temps diront : peu importe, chacun croit en ce qu’il veut, que chacun fasse ce qui lui plaît car l’important c’est de profiter de la vie… très bien, mais cela ne résous absolument pas cette question, que peut-être tout homme est amené à se poser dans sa vie, à un moment ou un autre :

Où est la vérité ?


La question du but de la vie

Certains se posent cette question avec plus d’insistance que d’autres, parce que l’expérience de la vie leur a fait comprendre que le bonheur ne se trouvait pas simplement dans le fait de «profiter de la vie» : qu’est-ce que cette vie, sinon quelques courts instants de joie, mélangés à des peines et des souffrances continuelles ? Qui est sincère en disant : je suis parfaitement heureux ? Qui est sincère en disant cela… tout en n’étant même pas capable d’expliquer aux autres et de s’expliquer à lui-même ce qu’est le but de sa vie ? On aimerait trouver des explications, des réponses. Pourquoi ce monde existe, pourquoi moi j’existe, pourquoi je dois souffrir, qu’est-ce que je dois faire d’un point de vue moral : quel est mon but. Ce sont des questions absolument normales et universelles, même si tout dans le monde moderne semble conspirer pour nous empêcher de nous poser ces questions : on nous occupe continuellement d’une avalanche de distractions (jeux-vidéos, médias digitaux, informations en abondance, nourritures des quatre coins du monde, etc, pour ne pas parler des plaisirs immondes), on nous vends l’illusion d’une vie faite de plaisirs continuels … plaisirs amers et lassants en toute vérité. Quel homme de notre monde, abreuvé de tous les plaisirs et de toutes les distractions possibles, ne s’est jamais dit : je m’ennuie ? Peut-être que cet ennui est déjà allé jusqu’au dégoût de la vie… On a souvent tort d’envier les millionnaires : il y a des millionnaires, qui ont accès à tous les plaisirs imaginables et qui n’ont pas besoin de travailler, qui se suicident. Beaucoup se droguent, beaucoup cherchent des exutoires à leur existence dénuée de sens. Et que sont toutes ces distractions face aux épreuves de la vie : la mort d’un parent, une déception amoureuse, un grave revers de fortune, une injustice criante qui nous touche directement ou touche nos semblables, tout cela ne rends-t-il pas encore plus vains et amers les plaisirs de notre monde ? … Et qu’est-ce que tout cela face à la perspective terrible de la mort, qui nous sépare de tout et de tous définitivement ? La mort du millionnaire, qui a beaucoup à perdre, est plus terrible que la mort du pauvre.

La conversion du gentilhomme François de Borgia, Moreno Carbonero
Saint François Borgia s’est converti en voyant le cadavre en décomposition de la belle impératrice Isabelle.

Au delà donc, du fait de «profiter de la vie», il y a la question de savoir ce qu’est la vie, quelle est son origine, quel est son but, que se passe-t-il une fois qu’elle est arrivée à son terme. Le catholicisme est une réponse à ces questions. Mais suffit-il de «trouver une réponse», pourvu qu’on en ait une et que nous vivions paisiblement grâce à cela ?… Ce serait comme prendre de la drogue pour oublier à quel point la vie est difficile : «l’opium du peuple» dont parle Karl Marx ! Nous ne sommes pas marxistes pour deux sous, rassurez-vous. Mais nous sommes contre l’idée qu’il faille prendre la religion comme un placebo face aux problèmes de la vie, et se contenter de trouver une religion qui nous apaise.

Il y en a en effet plusieurs personnes, qui disent : pour moi, cette religion est la bonne, car j’en ai le sentiment profond et intérieur, elle me rends heureux. Je ne saurais l’expliquer pourquoi, j’en ai l’expérience intime, voilà tout : venez faire l’expérience vous-même et peut-être serez-vous touchés.

Merci, mais ce n’est pas suffisant … vous vous dites cela pour votre religion, mon voisin musulman dit la même chose pour l’islam, mon cousin dit la même chose pour le bouddhisme, etc… et nous ne sommes pas plus avancés. Car un peu de bon sens nous fait dire : le catholicisme, l’islam, le bouddhisme, ne peuvent pas être vrais en même temps parce qu’ils ont des doctrines absolument opposées les unes aux autres, quels que soient les points commun qu’on trouve entre eux. Peut-être que toutes ces doctrines sont fausses, peut-être qu’une d’entre elles est vraie, mais toutes en même temps ? Ce n’est pas possible.

Que demande un homme de bon sens qui cherche sincèrement à trouver son compte quant à cette question : où est la vérité, y a-t-il une vraie religion et si c’est le cas quelle est la vraie religion ? Voici ce qu’il demande : des preuves.


Enfin donc répondrons-nous à la question initiale : Pourquoi sommes-nous catholiques ?
Parce qu’il y a des preuves, rationnelles et démontrables, qui nous permettent d’établir avec certitude :

  • Qu’il existe un Dieu ;
  • Que ce Dieu a parlé aux hommes et s’est même fait homme pour leur salut ;
  • Que l’Église catholique est fondée par Jésus-Christ et assistée par le Saint-Esprit ;
  • Qu’aucune société religieuse, fut-elle chrétienne, ne détient en dehors de l’Église catholique la pleine vérité religieuse et les moyens de procurer le salut de l’âme ;
  • Et que donc, on ne suit pleinement la volonté de Dieu et son enseignement qu’en étant catholique, on ne sauve son âme qu’en étant catholique.

Une réponse encore plus simple est résumée : nous sommes catholiques parce que nous sommes convaincus, par moyen de raison et d’entendement, que le catholicisme est la vérité.

Et quoi que nous connaissions notre faiblesse et notre limitation, nous n’avons aucune crainte de l’affirmer, quel que soit le grand nombre des différentes doctrines religieuses et idéologiques qui cohabitent dans notre monde. Nous passons pour des audacieux en disant : nous avons raison, et tous les autres ont tort. Venez examiner par vous-même, honnêtement, les preuves que nous avons à exposer quant à la vérité du catholicisme, et peut-être que vous nous trouverez moins audacieux qu’initialement. Car ce n’est pas notre propre excellence que nous vantons ou que nous défendons en disant : nous avons raison ; mais bien plutôt l’excellence de la doctrine que nous avons reçu, et que nous souhaitons que tout homme reçoive à son tour, en déterminant sa raison à l’étude des preuves de la vérité de cette doctrine. Car tous les hommes, de tous les lieux, de tous les temps, de toutes les cultures et de toutes les conditions, sont aptes à comprendre et à admettre ce qui fait que le catholicisme est vrai, et à se faire eux-même catholiques pour sauver leur âme.

Saint François-Xavier entouré des peuples qu’il a converti, église Saint-Roch, Paris

Si vous cherchez la vraie religion, nous prions Dieu qu’il vous vienne en aide, et nous espérons que ce que vous lirez sur ce site pourra vous aider un tant soit peu à y voir plus clair. Si vous ne nous trouvez pas à la hauteur de la tâche que nous nous proposons d’entreprendre, celle d’exposer les preuves de la vérité du catholicisme, n’hésitez pas à entamer une discussion avec nous par email.


Cette section du site est donc consacrée à la démonstration rationnelle de la vérité du catholicisme. Vous y trouverez une série d’articles regroupés par thèmes, traitant à différents niveau des preuves de la religion catholique, ou bien servant de réponses à certaines objections. Le site est en construction, des contenus seront ajoutés au fur et à mesure. Ne manquez pas de vous abonner à la newsletter pour être notifiés quand de nouveaux articles seront publiés. En vous souhaitant une bonne lecture.

  1. Il n’y a qu’une seule vérité
  2. Nous avons une âme
  3. Dieu existe
  4. Jésus-Christ est Dieu
  5. L’Eglise catholique est l’unique Eglise fondée par Jésus-Christ
  6. Les miracles de la religion catholique
  7. Ressources (vidéos, livres)

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